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L’année 2020 n’aura laissé personne indifférent. Alors que la pandémie de COVID-19 a touché le monde entier, toutes et tous avons dû nous adapter à cette nouvelle réalité. Le monde juridique a, lui aussi, été surpris par cette crise et a dû précipitamment trouver des solutions plus ou moins efficaces pour assurer des services et maintenir un accès à la justice.
Si la pandémie a ébranlé nos structures juridiques, elle a également eu un profond impact sur notre santé mentale. Le self-care a été sur toutes les lèvres depuis l’annonce du premier confinement. Si cet enjeu a ressurgi et trouvé un regain d’intérêt dans les médias mainstream et sur les réseaux sociaux, il n’en est pas moins nouveau et les langues se délient, peu à peu… L’association des juristes progressistes a donc souhaité prendre part à cette discussion cruciale en mettant en lumière les interactions que le droit entretient avec la santé mentale. Quelle est la place de la santé mentale dans le monde juridique ? Comment les juristes gèrent-elles et ils leur santé mentale ? Comment le droit peut-il répondre à certaines problématiques liées à la santé mentale ? Comment, à l’inverse, le droit peut-il reproduire des inégalités systémiques en matière de santé mentale ? Comment mieux servir et représenter une clientèle vivant une détresse psychosociale, d’un point de vue progressiste et inclusif ?
Avec l’aide de nos conférenciers et conférencières provenant de diverses disciplines, nous tenterons de répondre à ces questions tout le mois de février. En effet, cette année, le colloque sera tenu sous forme de 4 webinaires sur la plateforme Zoom chaque fin de semaine du mois de février 2021.
AVOCAT.ES PROGRESSISTES, VOUS POURREZ DEMANDER DES ATTESTATIONS DE FORMATION CONTINUE POUR CHAQUE WEBINAIRE.
Webinaire 1: La santé mentale des juristes – 6 février 2021 de 13h à 15h
Comment vont les acteurs et actrices du système de justice ? Des étudiant.e.s aux avocat.e.s en passant par les notaires, les juges et autres professionnel.le.s du droit, nous nous interrogerons sur l’ampleur du problème à l’aide de données chiffrées et amorcerons une réflexion sur ses causes possibles (épuisement professionnel, culture de la performance, souci d’excellence etc.) mais aussi sur les solutions que nous pouvons y apporter.
Webinaire 2: Le droit à la déconnexion au travail ou l’art presque perdu de ne rien faire – 14 février 2021 de 10h à 12h
Le projet de loi 492 déposé le 3 juin dernier a pour objectif d’assurer le temps de repos des salarié.e.s en imposant aux employeurs l’implantation d’une politique en faveur d’un droit à la déconnexion. Depuis longtemps discuté, le problème du brouillage des frontières entre le temps de travail et le temps de repos a resurgi pendant le confinement. Le télétravail obligatoire nous a fait ressentir encore plus intensément les impacts négatifs sur notre santé mentale de l’intrusion que permet les technologies de l’information dans la vie privée des salarié.e.s.
Le présent panel vise à mesurer l’impact du télétravail, et plus largement de l’hyperconnexion des salarié.e.s, sur leur santé mentale, mais a surtout pour objectif de discuter des solutions à apporter à cet enjeu qui ne fera que prendre de l’ampleur après la pandémie, le télétravail ayant sans contredit gagné en popularité.
Webinaire 3 : Décoloniser et déjudiciariser la santé mentale : 20 février 2021 de 13h à 15h
La désinstitutionnalisation au Québec, processus consistant à l’évacuation des asiles psychiatriques et la mise en place de services en santé mentale dans la communauté, s’est opérée dans les années soixante sur la base d’une philosophie mettant de l’avant la protection et le respect des droits fondamentaux des personnes vivant avec de la détresse psychosociale. Or, ce projet social a essuyé et essuie encore aujourd’hui un échec indéniable. L’accès à des services de santé mentale adéquats, en temps opportun et sécuritaire pour toutes et tous est déficient. Pour plusieurs expertes et experts, cette défaillance explique la prise en charge, par le système judiciaire, des personnes vivant une détresse psychosociale. Or, le phénomène de judiciarisation de la santé mentale est susceptible d’impacter différemment ou plus particulièrement certaines communautés, telles les communautés autochtones et racisées. Ainsi, ce panel souhaite mettre de l’avant la nécessité de réfléchir conjointement la décolonisation et la déjudiciarisation de la santé mentale.
Webinaire 4: L’intervention des juristes auprès de personnes ayant des troubles de santé mentale – 28 février 2021 de 10h à 12h
Ce dernier panel a comme objectif de fournir aux praticiens et praticiennes du droit des outils concrets afin d’être en mesure d’intervenir auprès de justiciables vivant avec un problème de santé mentale. Deux avocat.es, une personne du milieu communautaire et une personne œuvrant en intervention viendront partager leurs réflexions et les stratégies qui ont été développées pour mieux appréhender la détresse psychosociale dans leur profession respective.
Tarifs
Afin de financer les quelques coûts du colloque et afin de rémunérer nos panélistes, la participation à ce colloque virtuel est soumise à un tarif progressiste. Cependant, personne ne sera refusé pour motifs financiers. Trois tarifs sont donc prévus:
Tarif solidaire: 7,50$ par webinaire
Professionnel.elles et personnes en moyen membres de l’AJP*: 15$ par webinaire
Professionnel.elles et personnes en moyen non-membres de l’AJP : 30$ par webinaire
* Vous avez en tout temps la possibilité de devenir membre de l’AJP, ou de renouveler votre adhésion sur la page: devenir-membre
Au plaisir de vous voir nombreux et nombreuses tout le mois de février. En attendant, prenez soin de vous !
Solidairement,
Le Conseil d’administration
#justiceàboutte